samedi 2 février 2013
Énervement (3)
Et toujours dans cette exposition (RDVI, Strasbourg, janvier 2013), la démarche d’information et de publicité de l'événement sur des réseaux sociaux (Facebook dans ce cas précis et blog) a cru autoriser des photographes de l’équipe d’organisation à « shooter » les spectateurs même alors qu’ils étaient en conversation avec les auteurs.
Là encore, le droit à l’image n’est pas respecté, aucune indication clairement exposée ne prévenait les visiteurs qu’ils pourraient être photographiés à leur insu et que leurs images seraient diffusées sur internet.
Là encore, le rôle pédagogique a été complètement évacué au profit d’une auto-publicité qui laissera des traces indélébiles sur le réseau sus-nommé.
Tout le monde ne rêve pas d’avoir, d’après Andy Warhol, son quart d’heure de célébrité.
jeudi 31 janvier 2013
Énervement (2)
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photo de Samir Belkaïd, "Alzheimer, oublier la mer" |
Dans la même exposition (RDVI, Strasbourg, janvier 2013), une série présentait des portraits d’hommes et de femmes atteints de la maladie d’Alzheimer.
Outre mon sentiment personnel de la gêne devant le risque d’une esthétisation déplacée, on peut raisonnablement se poser la question de la bonne gestion du droit à l’image.
Dans ce domaine, un engagement oral (?) n’est pas suffisant et seul un écrit peut attester que le sujet a donné son accord pour figurer, en étant identifiable, sur des photographies.
Les familles ont elles été signataires d’un tel document ?
De plus, cette série ayant été primée, ces images ont été largement diffusées (blog, Facebook…) et reproduites (catalogue…).
Une exposition de travaux photographiques se devait d’être rigoureuse et didactique en ce domaine.
Plus d'informations sur le site de la CNIL
mardi 29 janvier 2013
Énervement (1)
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Trois auteurs pour une image… |
Au cours d’une visite d’une exposition d’auteurs photographes (RDVI, Strasbourg, janvier 2013) mon attention s'est portée sur une série exposée : Gare du Nord de Cihan SERDAROGLU (France).
Le travail présentait des photographies de photographies affichées dans un lieu public sur lesquelles quelques tâches de couleurs provenaient de reflets des lumières ambiantes.
Loin d’une mise en abîme, il s’agit là d’un non-respect total du travail initial du photographe qui n’était même pas cité, la démarche ayant été celle décrite par l’auteur lui-même sur son cartel.
On pourra dire que je suis intolérant mais je trouve regrettable que le principe du droit d’auteur soit négligé à ce point.
dimanche 23 décembre 2012
Vintage, hélas
Métro, Ligne 4, PARIS, 2012 |
La caution d’un passé, recherchant l’esthétique d’un virage sépia, d’une découpe incertaine, d’un fond de carton vieilli…
Catalogues de filtres et de pré-réglages troublent les images d’une « révolution photo mobile » due à la multiplication des capteurs sans pour autant créer autant de regards personnels.
Recherche des défauts optiques, des fuites de lumières, des erreurs de manipulation…
À quand un Filtre Doisneau, d’un rendu Cartier-Bresson, d’un Noir Sieff, d’un Objectif Atget… ?
On a bien dans nos rues des voiture Picasso…
jeudi 20 décembre 2012
À conte-courant ?
Métro, ligne 4, PARIS, 2012 |
La même image.
En deux clics, désormais sans bruit ni mécanique, remonter le temps.
Retrouver la mauvaise tenue des couleurs, les gélatines coriaces, les fixateurs rétifs.
Parcourir une gamme d'effets, se donner la légitimité des années.
Faire beau, faire vieux, sans recul, faire parler.
Ce n'est pas non plus retrouver la chimie des chambres noires, des labos en salles de bains, l'apprentissage des pellicules et de leurs humeurs, les essais de filtres aux gélatines d'arc-en-ciel.
Une nostalgie pour des doigts à la surface de verre de nos tablettes si puissantes.
Mais cette photo, même maquillée, est toujours une photo volée.
lundi 17 décembre 2012
Vous avez dit pudeur ?
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Métro, ligne 4, PARIS, 2012 |
L'histoire d'une image volée, assistée, dérobée.
Sans respect pour son sujet, pour en faire une belle photo, la misère comme grain, la couleur comme style, une preuve de voyage, reporter social inventé, facilité d'une misère banalisée, disponible.
Le smartphone en Minox, dans la foule connectée, permet de copier ces regards indiscrets, nos supports d'âme nettoyés, décorés d'un vernis d'art, impudeur d'un regard « équipé ».
On pense alors aux images passées quand le style était aux limites de la technique, quand la lumière manquait, à la chasse aux ASA, aux bains réchauffés, aux tirages densifiés, à la chimie détournée.
Et ces portraits étaient alors respectueux.
samedi 15 décembre 2012
Chaud effroi
dimanche 22 juillet 2012
Helmut par June
Une lumière au travers d'une croisée aux stores protégeant les si nombreux Polaroïds sobrement accrochés aux murs.
Photographier le lieu en respectant les œuvres : saisir le parfum d'un silence.
Ne pas dérober, jamais.
Helmut Newton
Helmut Newton Foundation
Museum für Fotografie
vendredi 30 mars 2012
Pour quelques degrés…
mardi 22 février 2011
Alésia
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